29 - Celui qui a sauvé de la pollution nucléaire le fond des océans
- JF
- 16 mars
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En 1960, confrontés au problème de l’élimination des déchets nucléaires, les américains envisagent de stocker ces déchets au fond des océans et plus particulièrement à l’endroit le plus profond du globe, la fosse des Mariannes, à – 10 916 mètres.
Dans l’urgence, le suisse Jacques Piccard entreprend de démontrer l’inanité de ce projet, en explorant la fosse à l’aide du « Trieste », bathyscaphe conçu par son père Auguste Piccard.
Le 23 janvier 1960, embarqué à bord de l’engin avec l’océanographe américain Don Walsh, il amorce une plongée qui durera quatre heures et quarante-sept minutes, au terme de laquelle, pesé sur le fond, il verra passer, dans le halo des projecteurs, deux crevettes et un poisson plat.
Outre le record de plongée en eau profonde, cet exploit apportait la preuve irréfutable que la vie existait même au plus profond des océans.
Devant cette évidence, les américains durent renoncer à leur projet.
Dommage qu’il n’existe pas un prix Nobel de l’écologie et, à ma connaissance, le prix Goldman créé en 1989, surnommé « Nobel vert », ne lui a jamais été attribué et c’est bien regrettable.
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