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33 - Auguste Bartholdi - 1834/1904

  • JF
  • 19 janv.
  • 5 min de lecture
Auteur de « La Liberté éclairant le Monde »
Auteur de « La Liberté éclairant le Monde »












Auguste Bartholdi est un sculpteur et peintre français.


Ses sculptures sont nombreuses et remarquables, mais sa renommée

est surtout attachée à son œuvre majeure, « La Liberté éclairant le Monde », offerte par la France aux Etats-Unis pour fêter l’indépendance américaine et érigée sur « Bedloe’s Island », à l’entrée du port de New-York.


Il est également l’auteur de la fontaine de la place des Terreaux à Lyon, de l’imposant Lyon de Belfort, du monument à Vercingétorix à Clermont-Ferrand et d’innombrables statues et monuments à l’effigie de grands hommes, Gambetta, Vauban, Rouget de Lisle, Christophe Colomb entre autres.


Son œuvre picturale signée « Amilcar Hasenfratz » est peu importante.


Il meurt de maladie le 4 octobre 1904 à Paris.



Parmi les nombreux timbres émis par la Poste française

et se rapportant aux œuvres de Bartholdi, seuls deux sont à son effigie, le premier émis en 1959, référencé au catalogue Yvert et Tellier n°1212, le second émis sur feuillet en 2012 et référencé sous le n°4697

 

 

 

Frédéric-Auguste Bartholdi est né à Colmar, fils cadet de Jean-Jacques Bartholdi, conseiller à la préfecture de Colmar et de et d’Augusta Charlotte, née Beysser, fille d'un maire de Ribeauvillé dans les Vosges.

 

À la mort de son père en 1836, Augusta, de condition aisée, décide d'aller vivre à Paris et Auguste va faire ses études au lycée Louis-le-Grand.

Parallèlement, sa mère l'inscrit comme élève dans l'atelier du sculpteur Antoine Étex et du peintre Ary Scheffer.

Ce dernier pressent chez Bartholdi sa vocation de sculpteur et Bartholdi ayant obtenu son baccalauréat en 1852, un an plus tard, sa mère lui achète un atelier, rue Vavin, afin qu’il s’installe.

Il y restera quarante ans.

 

De 1855 à 1856, il voyage en Égypte puis en Arabie.

Il découvre alors la sculpture monumentale et rapporte des dessins et photographies orientalistes qui influenceront son œuvre.

Son premier monument, une sculpture en bronze dédiée au général d’Empire colmarien Jean Rapp, est inauguré au Champ-de-Mars de Colmar le 31 août 1856.

 

Pendant la guerre franco-allemande de 1870, il est chef d'escadron des gardes nationales, aide de camp du général Giuseppe Garibaldi et agent de liaison du gouvernement chargé de s'occuper des besoins de l'armée des Vosges.

C'est au cours de cet engagement patriotique que Garibaldi et Gambetta le confortent dans son amour de la République et de la démocratie et, très touché par l'annexion de l'Alsace et de la Lorraine par l'Empire allemand, il veut dès lors exalter les valeurs de la liberté.

 

En 1871, à la demande d'Édouard Lefebvre de Laboulaye, sénateur de la 3ème République, et de l'Union franco-américaine, il effectue son premier voyage aux États-Unis pour sélectionner le site où sera installée la statue de la Liberté.

Sa carrière prend dès lors une ampleur internationale et il devient un des sculpteurs les plus célèbres du XIXe siècle en Europe et en Amérique du Nord.

 

En 1875, il commence la construction de la statue de la Liberté dans ses ateliers parisiens, rue Vavin, la pose de la première pierre du piédestal ayant lieu le 5 aout 1884 par le grand-maître de la Grande Loge de l’État de New York, William A. Brodie.

En effet, « franc-maçon » depuis 1875, il a grandement été aidé par « les loges » pour la réalisation de ce projet, ce que Brodie ne manquera pas de rappeler dans son discours inaugural.

 

À Rouen au mois de mai 1885, il surveille le chargement des caisses de la statue démontée sur la frégate de transport « Isère » et, à l'invitation du commandant Gabriel Lespinasse de Saune il embarque, avec son épouse, sur le navire pour la descente de la Seine.

Le bateau effectuera ensuite la traversée de l'Atlantique, une fois les époux débarqués à Caudebec-en-Caux.

 

Il effectuera le voyage aux États-Unis sur « La Bretagne » pour l'inauguration de la statue de la Liberté à New York, le 28 octobre 1886.

Des réductions de la célèbre statue se trouvent

-         à l'extrémité sud de l'île aux Cygnes à Paris,

-         au musée d'Orsay de Paris, sur le parvis du musée,

-         dans le jardin du Luxembourg à Paris,

-         à l'entrée de la ville de Colmar,

-         à Roybon (Isère) sur la place principale,

-         à Poitiers sur la place de la Liberté,

-         sur la place Portalis de Saint-Cyr-sur-Mer, et une plus petite en Normandie, à Barentin.

 

De 1875 à 1879, une autre de ses célèbres réalisations est la sculpture monumentale en haut-relief située à Belfort en France au pied de la falaise de la citadelle, le « Lion de Belfort ». L'œuvre représente un lion couché sur un piédestal en rocaille, la patte posée sur une flèche qu'il vient d'arrêter, cet animal symbolisant la résistance de la ville assiégée par les Prussiens.

 

En 1866, Auguste Bartholdi est élevé au grade de commandeur de la Légion d'honneur, 22 ans après avoir été nommé chevalier.

 

Outre ces deux célèbres œuvres, Auguste Bartholdi est l’auteur de nombreux et remarquables monuments dans le monde parmi lesquels :

-         En 1872, le Monument à Gambetta au musée de Cahors,

-         En 1873, le Monument à Vauban, à Avalon

-         En 1874, les quatre anges trompettistes à l’église unitarienne baptiste de Boston aux États-Unis,

-         En 1875 le Monument à Champollion, en marbre, dans la cour du Collège de France à Paris.

-         En 1876, le Monument à La Fayette à Union Square à New York,

-         En 1878, la fontaine du Capitole, au parc Bartholdi à Washington,

-         En 1882, le Monument à Rouget de Lisle, à Lons-le-Saunier

-         En 1884, le Monument à Diderot, érigé sur la place Diderot de Langres,

-         En 1891, le Monument à Gambetta, à Sèvres,

-         En 1892, « La Saône emportant ses affluents », dit fontaine Bartholdi, sur la place des Terreaux, à Lyon,

-         En  1895, le Monument à « la Suisse secourant les douleurs de Strasbourg  pendant le siège de 1870 », à Bâle,

-         En 1899, « la Victoria » à l'ancien cimetière de Birr en Suisse, monument de sépulture de 22 soldats de l'armée de Bourbaki, morts en 1871,

-         En 1903, le Monument à Vercingétorix, à Clermont-Ferrand,

 

Auguste Bartholdi meurt de maladie le 4 octobre 1904 à Paris.

Il est inhumé au cimetière du Montparnasse.

 

L’univers de la philatélie compte de très nombreux timbres pour lesquels les œuvres d’Auguste Bartholdi et, majoritairement, la « Liberté », servent de support.

 

La Poste française émettra deux timbres en 1959 et 2012, à l’effigie du sculpteur, accompagné pour le deuxième par le « Lion de Belfort », et référencés aux catalogue Yvert et Tellier sous les n°1212 et 4697.

 

Elle proposera également

-         six timbres représentant de façon principale ou accessoire la « Liberté »,

-         un timbre représentant la statue de Vercingétorix à Clermont-Ferrand,

-         un timbre à l’occasion de l’exposition internationale de New-York en 1939,

-         un autre timbre étant émis à l’entête de Saint-Pierre et Miquelon en 1986 et un autre à Wallis et Futuna.


 

 

Les Etats Unis d’Amérique ont aussi émis un très grand nombre de timbres représentant la statue de la « Liberté » et, sauf avis contraire, un seul à l’effigie du sculpteur.

Voici quelques uns de ces timbres dont celui représentant Bartholdi :



 


De nombreux autres pays ont utilisés le même thème pour des émissions de timbres dont voici quelques exemples



 

 


 


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