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36 - Frédéric Bazille - 1841/1870

  • JF
  • 16 mars
  • 3 min de lecture
La jeunesse de l'impressionismes
La jeunesse de l'impressionismes













Frédéric Bazille est l’un des peintres français initiateurs de l’impressionnisme.


Ami des grands peintres de l’époque, Pierre-Auguste Renoir, Alfred Sysley et surtout Claude Monet avec lequel il partage un atelier.


C’est un génie longtemps méconnu de la peinture impressionniste

et il faudra attendre les années 1950-1960 pour que son œuvre

sorte de l’anonymat montpelliérain dans lequel il était confiné

pour rejoindre les cimaises des plus grands musées, notamment américains.


En 1870, la France et la Prusse entrant en guerre, il s’engage en tant que sergent-major dans le 3ème régiment de zouaves.

Le 28 novembre 1870, il est blessé à mort par les balles prussiennes.


Son père retrouvera son corps un an après et son inhumation aura lieu au cimetière protestant de Montpellier.


Mort à 29 ans, sa courte vie ne laisse au monde qu’une soixantaine de tableaux.





La Poste française a émis un timbre en 2017 à partir d’une de ses œuvres intitulée « vue de village 1868 », réf. Yvert et Tellier n°5122

 




Fils d’une famille de notables protestants de Montpellier, son père, Gaston Bazille, est agronome et sénateur et sa mère, Camille Vialars, est héritière d’un domaine agricole à Lattes dans l’Hérault.

 

Afin de respecter les volontés paternelles, il commence des études de médecine mais bifurque très rapidement pour suivre sa vocation et suit des cours de dessin, de sculpture et entreprend de copier les maîtres anciens tels que Véronèse.

 

En 1862, ses parents acceptant qu’il poursuive ses études à Paris, Frédéric abandonne la médecine pour se consacrer entièrement à la peinture.

Fréquentant l’atelier du peintre suisse Charles Gleyre, il rencontre Pierre-Auguste Renoir, Alfred Sisley et Claude Monet, dont il devient l’ami, louent un atelier rue Furstenberg pour travailler ensemble.

 

Frédéric Bazille aidera souvent financièrement Claude Monet, sans fortune familiale et dont les tableaux ne se vendaient pas à cette époque.

Il agira de même avec Sisley et Renoir.

Egalement passionné de musique, il admire Richard Wagner, Robert Schumann, Gabriel Fauré, ce dernier fut même à Paris son professeur de piano.

 

La France ayant déclaré la guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870, Bazille s’engage dans le 3e régiment de zouaves où il est sergent-major.

Le 28 novembre 1870, alors qu’au cours d’un assaut des troupes françaises à Beaune-la-Rolande dans le Loiret, des femmes et des enfants couraient vers une ferme pour se mettre à l’abri, il s’élance pour les protéger et reçoit une balle dans le bras et une autre dans le ventre.

Agonisant, il confie sa bague à un camarade afin qu’il la remette à ses parents et meurt dans leurs bras.

 

Seulement sept années se sont écoulées depuis son début dans la peinture et il laisse derrière lui une soixantaine de tableaux qui ne seront exposés en public que longtemps après sa mort.

Certaines de ses toiles, portraits, paysages, scènes de genre, natures-mortes sont aujourd’hui en possession des plus grands musées.

 

Sa mort prématurée ne lui ayant pas permis d’atteindre la maturité artistique, nul ne peut dire ce qu’aurait été son évolution, mais ses tableaux attestent de dons exceptionnels et d’une volonté de s’inscrire dans les courants les plus novateurs de son époque, faisant de lui l’un des initiateurs du courant impressionniste.

 

Après sa mort, le musicien, collectionneur d'art et mécène français Edmond Maître écrira dans une lettre adressée à sa famille : « De tous les jeunes gens que j'ai connus, Bazille était le plus doué, le plus aimable. »

 

En 2017, la poste française a émis un timbre représentant une de ses œuvres intitulée « Vue de village 1868 » référencé dans le catalogue Yvert et Tellier sous le n°5122.

 

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