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35 - Clément Ader - 1841/1925

  • JF
  • 28 févr.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 mars

Inventeur de l'avion
Inventeur de l'avion











Clément Ader est un ingénieur français polyvalent de génie.


Il est l’auteur de dizaines d’inventions parmi lesquelles le vélocipède à bandages caoutchoutés, une machine à poser des rails, le combiné téléphonique et son dérivé le théatrophone.


Mais surtout, il se passionne pour le vol de machines plus lourdes que l’air et invente un engin qu’il nomme avion et qu’il baptise Eole.


Après une reconnaissance nationale tardive qui lui vaut d’être nommé commandeur de La Légion d’Honneur, il meurt à Toulouse le 3 mai 1925 agé de 84 ans



Emission de divers timbres par la poste française en 1938-1941-1948-2006

 Référence catalogue Yvert et Tellier n°398 - 493 - PA23 - 3981

 




Clément Ader est originaire d’une famille d’industriels dans la menuiserie.

Petit-fils d’un militaire des armées napoléoniennes, ce dernier lui insuffla un sentiment patriotique qui l’accompagna durant toute sa vie.

 

Ce grand-père vivait avec son épouse dans un moulin dont le mécanisme fascinait le petit Clément.

Bachelier à quinze ans, il obtient son diplôme d’ingénieur à vingt ans.

 

Il a vingt-six ans et alors qu’il visite l’exposition de 1867 à Paris, il découvre le « vélocipède ».

Contemplant cet engin, il imagine de remplacer les bandages en fer par des bandages en caoutchouc et il se lance durant trois ans dans la fabrication de sa première invention, une machine inspirée de ce qu’il a observé et qu’il baptise « véloce caoutchouc ».

 

Travaillant plus tard pour la Compagnie des Chemins de Fer du Midi, il réalise une machine à poser les rails qui sera utilisée pendant des dizaines d’années.

 

Plus tard encore, pour faire vivre sa famille, en s’inspirant du principe de Graham Bell, il invente un réseau téléphonique relié à l’Opéra de Paris et qui grâce à des terminaux permettent d’écouter l’opéra depuis chez soi.

Il baptise ce système le « théatrophone ».

 

Pourtant, ce faisant, il n’a pas abandonné son rêve d’adolescent, faire voler un appareil plus lourd que l’air et il espère enfin transformer ce rêve en réalité grâce à l’aide financière d’un mécène généreux et avisé, Isaac Pereire.

 

Passionné par l’observation des oiseaux et autres animaux volants, après plusieurs essais, il entreprend la réalisation de « l’avion chauve-souris », aidé pour les dessins par son ami ingénieur Ferdinand Morel.

Il réalisa trois engins, l’Eole qu’il finança lui-même, le Zéphyr et l’Aquilon financés par le Ministère de la Guerre qu’il avait intéressé au concept.

 

C’est sur « l’Eole » qu’il effectue une première tentative le 9 octobre 1880.

Conçu avec une voilure complexe, variable avec une manivelle pour assurer la direction, l’avion, ainsi qu’il le nomme en inventant ainsi ce nom générique, est équipé d’un moteur à vapeur de vingt chevaux.

La vitesse de ce moteur, réglable à l’aide de pédales, entraîne deux hélices quadri pales.

L’essai effectué, les observateurs purent constater que les traces de roues disparaissaient sur quelques dizaines de mètres, attestant ainsi que cet appareil, motorisé et plus lourd que l’air, avait quitté le sol pour la première fois au monde.

Malheureusement, les seuls spectateurs étant les employés d’Ader, aucune homologation de cet exploit ne put être obtenue et l’événement resta d’autant plus contesté que les frères Wright s’appliquèrent à entretenir une opposition formelle à toute homologation.

 

En réalité, Ader dans sa précipitation à réaliser son rêve d’Icare, a négligé dans ses recherches ce qu’un certain nombre de pionniers de l’aviation avaient mis en lumière, la sustentation et la stabilité aérodynamique.

Il avait également totalement ignoré les problèmes de contrôle de la direction, soit par déplacement du corps, soit par gouvernes.

Dans ces conditions, si ses prototypes, remarquablement légers, pouvaient et avaient très probablement décollé, ils étaient par contre incontrôlables en vol. 

 

Malgré ses échecs successifs et l’abandon de ses rêves de vol, cet inventeur imaginatif et bouillonnant d’idées se tourna avec succès vers d’autres domaines développant :

·        Un moteur à essence plus facile à utiliser que la machine à vapeur pour équiper les dirigeables,

·        Ses propres automobiles de huit à vingt-cinq chevaux, avec lesquelles il prit part avec succès à quelques compétitions,

·        Un système de chenilles pour les chars,

·        Des embarcations glissant sur l’eau à l’aide de coussins d’air, précurseurs des modernes aéroglisseurs.

 

Malgré tout, inventeur solitaire, je cite le lieutenant-colonel Paul Renard,  « Ader n'a pas fait école et aucun de ceux qui depuis vingt ans ont travaillé au développement de l'aviation ne se réclame de lui. Son œuvre, très remarquable, n'a donc été qu'une tentative complètement isolée et sans aucune influence sur ce qui a suivi. »

 

La reconnaissance nationale enfin acquise bien que très tardivement, il s’éteint à 84 ans, le 3 mai 1925 à Toulouse.

 

La Poste française, reconnaissant en lui l’un des pères de l’aviation, a émis de nombreux timbres à son effigie ou à celle de ses machines et encore assez récemment en 2006.


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