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34 - Ramsès II - 1304/1213 avant JC

  • JF
  • il y a 4 jours
  • 8 min de lecture
3ème Pharaon de la 19ème dynastie Egyptienne
3ème Pharaon de la 19ème dynastie Egyptienne











Ramsès II est né aux alentours de 1304 à 1301 avant Jésus-Christ. 


Fils cadet du roi Séthi Ier et de la reine Mouttouya, troisième pharaon de la XIXème dynastie égyptienne, il est aussi appelé « Ramsès le Grand ».


Durant son règne d’une durée exceptionnelle de plus de 66 ans, grand guerrier et conquérant, il lutte contre les Hittites et assure la domination de l'Égypte sur la Nubie où il fait construire de nombreux temples, dont ceux d’Abou-Simbel, les plus célèbres, déplacés entièrement au sommet d’une colline artificielle et ainsi sauvés de la montée des eaux lors de la création du lac Nasser.


Durant son long règne, Ramsès a eu plusieurs épouses royales, la préférée étant Néfertari. Ses grandes épouses, ses épouses secondaires et ses nombreuses concubines lui ont donné plus d’une centaine d’enfants, dont au moins 47 fils.


Ramsès est mort à « Pi-Ramsès », actuelle Quantir, en 1213 avant Jésus-Christ.



En 1976, émission d’un timbres par la Poste française, figurant Ramsès II sur son char de guerre.

Références catalogue Yvert et Tellier n°1899




Second fils de Séthi 1er et de la grande épouse royale la reine Mouttouya, Ramsès II est né approximativement entre 1304 et 1301 avant Jésus-Christ.

Son père était un militaire ainsi que son grand-père, Menpehtyrê, le pharaon Ramsès Ier, fondateur de la XIXème dynastie.

 

Au décès de Séthi 1er Ramsès est sacré Pharaon en 1279 avant Jésus-Christ.

Son règne durera un peu plus de soixante-six ans, durée exceptionnelle pour l’époque représentant près de 60% de la durée totale de la XIXème dynastie.

C’est l’un des plus puissants pharaons du « Nouvel Empire »

 

Durant cette longue période, il méritera son nom de « pharaon bâtisseur » en faisant construire de nombreux monuments dans tout le pays, les temples majeurs ceux de :

-         « Karnak » où il agrandit la salle hypostyle, l’une des plus impressionnantes de l’Egypte ancienne,

-         « Abou Simbel », deux temples colossaux creusés dans la roche et dédiés à Ramsès II lui-même et à sa grande épouse royale Néfertari.

Lors de la mise en eau du « lac Nasser », la façade de ces deux ouvrages, leur intérieur, et tout le pourtour de la montagne furent découpés en blocs, transportés et remontés dans un endroit plus sûr, où ils sont, de nos jours, l’un des sites les plus visités d’Egypte.

Ils sont classés au « Patrimoine Mondial » par « l’UNESCO »


Photo panoramique extraite de la fiche descriptive des temples sur « wikipédia »


Faisant également réaliser une grande quantité de statues et d’innombrables ouvrages artistiques, la plupart du temps à son image, cette extraordinaire profusion d’objets et d’éléments architecturaux, retrouvés et parvenus jusqu’à nos jours sont présents dans la plupart des grands musées du monde.

 

C’est également et surtout un grand guerrier et conquérant ce qui lui vaudra le surnom de « Ramsès le Grand ».

Il assure militairement la domination de l’Egypte sur la Nubie, région située au sud de l’Egypte, le long du Nil, entre la première et la sixième cataracte, aujourd’hui répartie entre le sud du territoire égyptien et le nord du Soudan.

 

Ramsès veut continuer l’œuvre de son père en protégeant les intérêts de l’Egypte contre les Hittites d’Asie, la guerre puis la paix avec ces envahissants voisins étant la grande œuvre de sa vie.

 

Il s’appliquera obstinément durant tout son règne à contrôler rigoureusement, non seulement le territoire égyptien, mais également l’ensemble des territoires conquis ou soumis pour avoir la mainmise sur les routes commerciales et l’accès aux mines et carrières nécessaires aux besoins de son empire et à l’accomplissement de ses grands projets, tout en s’assurant de recevoir les tributs versés par les territoires conquis.

 

Dès le début de son règne, il fait face avec sucés aux attaques des peuplades voisines de l’Egypte :

-         Les Nubiens, au sud dans la partie nord du Soudan, habitants de la vallée centrale du Nil,

-         Les nomades Bédouins du désert, le long de la frontière ouest,

-         Les Libyens anciens, au nord-ouest le long des côtes méditerranéennes,

-         Les Syriens, au nord-est du delta du Nil,

-         Les Shardanes, sorte de confédération des peuples de la mer qui opèrent de fréquentes incursions armées le long des côtes égyptiennes.

Une fois vaincus, il les incorpore à ses troupes.

 

Parallèlement, il constitue une puissante armée qu’il base à « Pi-Ramsès » devenue la capitale de son empire, dans le delta du Nil, à l’emplacement de l’actuelle « Qantir ».

Il y masse des centaines de chevaux nécessaires à l’usage de ses redoutables chars de guerre.


C’est le début du lancement de plusieurs campagnes, traversant la région de « Canaan » pour pénétrer au Liban, en l’an 5 de son règne, et avancer jusqu’à l’antique ville de « Qadesh », près de la frontière libanaise.

Il rencontre l’armée Hittite et finit par remporter une difficile victoire, la ville de « Qadesh » restant aux mains des Hittites.

Ces derniers se déclarent eux aussi vainqueurs, l'issue de la bataille ayant davantage l'aspect d'un match nul.

Ramsès ne pousse pas plus loin cet avantage, et préfère renforcer ses positions.

 

Dès l’an 7 de son règne, sous la conduite d’un des fils de Ramsès, probablement un des fils aînés « Parêherouenemef », une partie de l’armée égyptienne entreprend la conquête du royaume du Moab, à l’est de la Mer-Morte, en remontant par le sud, pendant que Ramsès lui-même, avec la seconde partie de ses troupes, après cette assuré le contrôle de Gaza, de Jérusalem et de Jéricho, contournait la Mer-Morte par le nord pour effectuer la jonction des deux corps d’armée.

 

Contournant « Qadesh », l’armée égyptienne reprend sa progression vers la Syrie pour assiéger la ville Hittite de « Dapour », rapidement conquise après un engagement des deux forces armées dans la plaine.

Cette ville, où il fait installer une garnison et dans laquelle il fait ériger une statue à son effigie, devient une base pour l’armée égyptienne.

A partir de là et pour consolider ses positions, il entreprend une nouvelle campagne, prenant de nouvelles cités de la région, Acre. Tyr, Sidon et Byblos qui font allégeance à l'armée égyptienne.

Tout en s’enfonçant plus avant dans le territoire Hittite, les armées égyptiennes mènent toute une série de campagnes victorieuses s’assurant la conquête de toute une partie du Moyen-Orient, Israël, Syrie, Jordanie.













Extrait de « Wikipédia » Les empires égyptien et hittite à l’époque de Ramsès II


Toutefois, la résistance obstinée des Hittites ne permet pas de faire émerger une nette victoire de l'un sur l'autre.

Ces continuels affrontements finirent par épuiser les belligérants et, à l’initiative des Hittites, des propositions de paix suivies de négociations, d’échanges de courriers et de cadeaux, finirent par aboutir à un traité conclu en l’an 21 du règne de Ramsès II.

Ce traité, considéré comme le plus ancien traité diplomatique connu, a fait des anciens adversaires des alliés à même de contrer la menace assyrienne qui se montrait de plus en plus pressante.

 

Durant son long règne, Ramsès II a eu plusieurs grandes épouses royales et épouses secondaires.

Il a eu également des épouses diplomatiques et de nombreuses concubines.

Ce « harem » lui a donné plus d’une centaine d’enfants, au moins quarante-sept fils et cinquante-quatre filles.

Il est amusant de penser que le nombre théorique de descendants de Ramsès II étant gigantesque, au bout d’environ 3 300 ans, il est très probable qu’une grande partie des habitants de l’Egypte en soient, aujourd’hui, issus au moins partiellement.

 

L’épouse royale préférée a été Néfertari, pour laquelle, outre les très nombreuses représentations sur des fresques ou par des sculptures, il fait réaliser :

-         dans la « Vallée des Reines » un magnifique tombeau souterrain ou « hypogée »

-         et à « Abou Simbel », auprès de son propre temple, un temple secondaire, symbole de leur amour.

 

Ils auront ensemble huit enfants.

 

L’histoire veut que Ramsès II soit considéré comme le pharaon opposé à Moïse et qu’il soit responsable de l’exode des Hébreux hors d’Egypte vers la « Terre promise ».

Evènement fondateur du judaïsme, ce fait ne figure pourtant pas dans la « Torah » et semble donc fortement contestable relevant probablement de la légende et non pas de l’histoire.

 

D’après un document retrouvé sur le site de « Kôm Médinet Ghourob », en bordure du désert, à 90 km au sud du Caire, il a pu être déterminé que le roi est mort à « Pi-Ramsès », après un règne de soixante-six ans et un peu plus de deux mois.

Sa momie est inhumée dans la « Vallée des Rois », son fils et successeur « Mérenptah » ayant organisé ses funérailles.

 

La tombe de Ramsès II a été ravagée par le temps et a fait l’objet de multiples pillages dès la fin du « Nouvel Empire ».

Découvert en 1737 par l’égyptologue britannique Richard Pococke, le caveau a été fouillé successivement :

-         en 1825 par James Burton également britannique,

-         de 1844 à 1845 par l’allemand  Karl Richard Lepsius,

-         de 1913 à 1914 par à nouveau un britannique Harry Burton,

-         en 1938 par le suisse Charles Maystre,

-         enfin, de 1993 à 2002 par le français Christian Leblanc qui, dirigeant « la Mission Archéologique française de Thèbes-Ouest », procède à la restauration de la tombe.

 

Si le trésor funéraire de Ramsès II a, bien sûr, disparu depuis très longtemps, sa momie, cible de pillages, a été déplacée et mise en sécurité, à plusieurs reprises, dans un cercueil en bois, notamment dans les tombes plus sécurisées de Séthi 1er

puis de la princesse « Ahmès-Inhapy », et enfin dans la cachette royale du complexe funéraire de « Deir el-Bahari », face à la ville de Louxor où elle a été retrouvée en 1881

















D’après « Wikipédia » Momie de Ramsès II  



L’étude de cette momie, au musée de l'Homme à Paris en 1976-1977, a permis de démontrer que Ramsès mesurait 1,75 m, qu'il était roux à peau blanche, de type méditerranéen.

Des études médicales conduites par le médecin français Maurice Bucaille ont permis de conclure que le roi serait mort des suites d’une infection dentaire.

Des études plus récentes ont montré qu’il serait tout simplement mort de vieillesse étant donné son grand âge (environ 90 ans), souffrant d’athérosclérose, d’arthrose, de terribles maux de dents et surtout de « spondylarthrite ankylosante », maladie rhumatologique qui le contraignait à maintenir constamment sa tête projetée en avant.

La momie se trouve à présent au « Musée national de la Civilisation Egyptienne » au Caire, dans « La salle des Momies Royales ».

En 1976, la Poste Française honorera sa mémoire en émettant un timbre figurant Ramsès II sur son char de guerre - Références catalogue Yvert et Tellier n°1899.

 

En-dehors de la France, un très grand nombre de pays ont émis des timbres à l’effigie de Ramsès II ou représentant une des statues, des fresques ou des monuments qui lui sont dédiés.

De nombreux timbres ont en particulier été émis, sous l’égide de l’UNESCO, pour financer l’aide internationale à la sauvegarde du patrimoine égyptien lors de la montée des eaux consécutive à la création du lac Nasser.

 

C’est le cas :

-         pour l’Afrique :

o   de l’Algérie, de la Tunisie, du Maroc, de la Lybie, du Soudan, du Koweït, des émirats arabes unis, Sharjah, Fujeira, Ras Al Khaimah, Umm Al Qiwain, le Yemen, la Syrie, l’Irak, la Jordanie et le Liban.

-         pour l’Europe, outre la France :

o   de la Roumanie, de la Hongrie, de la Bulgarie, de la Pologne, de l’URSS, de la Tchécoslovaquie, de la RDA et de la Yougoslavie.

-         pour l’Amérique du Sud :

o   de l’Uruguay, Cuba, Nicaragua et la Grenade.

-         pour l’Asie :

o   de l’Inde, Le Pakistan, le Sri Lanka, la Mongolie et la Corée du Nord.

 

Voici une partie des 41 timbres émis par ces différents pays :





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