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Épisode 35 - Chapitre 3

  • JF
  • il y a 13 minutes
  • 3 min de lecture
Juilly, les années heureuse Deux mois pour faire connaissance
Juilly, les années heureuse Deux mois pour faire connaissance

Très franchement, je n’étais pas particulièrement heureux de tirer un trait sur mes mois de vacances d’été de l’année, mais bon, ce que père veut …

Et puis mes résultats scolaires supposaient que je fasse « profil bas ».

 

Me voici donc pénétrant très intimidé dans ce collège immense avec parc aux arbres centenaires et un très grand étang, terrains de sports multiples, piscine et toutes les installations imaginables pour que puisse se développer chez les pensionnaires élus, « un esprit sain dans un corps sain ».

 

Outre les innombrables salles de classe et d’études, les installations comportaient également une grande chapelle, et tout ce qui était indispensable pour héberger la totalité des pensionnaires, multiples réfectoires et dortoirs pour les divers niveaux d’élèves.

 

Un petit ensemble de bâtiments baptisé « villa La Rochelle » situé à l’écart, au bord de l’étang, était destiné aux élèves des classes terminales qui y logeaient au premier étage, le rez-de-chaussée étant occupé par les classes, la salle à manger, les cuisines et les services annexes.

 

C’est, dans un premier temps, vers un de ces grands dortoirs que notre petit groupe, d’une trentaine de « privés de vacances », fut dirigé.

Chacun choisissant son lit, entreprit de ranger le contenu de sa valise, dans une petite armoire prévue à cet effet.

Nous fumes ensuite dirigés vers une salle de classe et le préfet des études, le père Delatouche, nous signifia les règles de fonctionnement de l’établissement,

-         messe le matin à sept heures avant un petit-déjeuner au réfectoire et une entrée en classe à huit heures.

-         une récréation à la mi-matinée et un déjeuner à douze heures trente pour une reprise des cours de quatorze à dix-sept heures.

-         après une heure d’études dîner à dix-neuf heures, entrée au dortoir à vingt heures trente et extinction des feux à vingt-deux heures.

 

Le jeudi était libre et consacré aux nombreuses activités sportives qu’offrait l’établissement.

Samedi et dimanche étaient également libres, des cars scolaires permettant à ceux qui avaient des parents ou un correspondant de se rendre à Paris, les autres et c’était mon cas restant livrés à eux-mêmes dans l’enceinte de l’établissement.

 

J’avoue, au début, avoir eu du mal à encaisser ce qui me parut être assez proche d’un univers carcéral, mais très rapidement, je découvris ce nouveau cadre sous un jour beaucoup plus avenant et je m’organisais pour rendre mon séjour aussi agréable que possible.

 

Et puis j’étais là pour travailler et je décidais de me consacrer aussi sagement que possible à cette période de deux mois qui devaient me permettre de retrouver un niveau compatible avec celui exigé par le corps enseignant pour que je puisse enfin obtenir mon passage en classe de seconde qui sans cela me serait refusé.

 

Parmi mes compagnons d’infortune, je trouvais très rapidement des amis qui, comme moi, cherchaient à saisir cette unique chance d’intégrer ce prestigieux établissement.

Si certains venaient de la région parisienne, d’autres de beaucoup plus loin.

Il y avait un normand, un landais et plusieurs habitaient le sud-est, apportant dans nos échanges ce délicieux accent du midi qui m’est cher.

 

Tous n’obtinrent pas leur passeport pour continuer leurs études, avec nous, l’année suivante.

Pourtant, l’un d’entre eux, Michel Balley mon voisin de dortoir, avec lequel je m’étais plus particulièrement lié d’amitié, réussit, comme moi, son passage en classe de seconde puis en classe de première au terme de laquelle, quittant tous les deux Juilly, nous nous perdîmes de vue.

Je sais qu’il habitait Equeurdreville, dans la Manche. J’ai tenté à plusieurs reprises et malheureusement sans succès, de retrouver sa trace grâce à internet.

 

Fin aout j’ai pu avec plaisir annoncer à mes parents que ces deux mois de devoirs de vacances avaient portés leur fruit et que je pouvais dès le premier octobre, rejoindre Juilly dont j’allais pour deux ans devenir l’hôte et l’élève.

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